Les pertes hydriques des lézards face au réchauffement climatique
Une étude menée par Nicolas Denize-Proust apporte un nouvel éclairage sur les mécanismes de perte d’eau chez deux espèces de lézards communes en France. Nos travaux montrent que les pertes hydriques ne sont pas uniformes sur le corps : elles sont plus importantes au niveau de la tête et du dos que sur la face ventrale. Les pertes observées sur la tête se révèlent également plus flexibles, notamment en fonction de la température corporelle. Ces différences ne semblent pas s’expliquer pas par la forme ou la surface des écailles.

Ces résultats, publiés dans Ecological and Evolutionary Physiology, contribuent à une meilleure compréhension de la vulnérabilité des reptiles face au changement climatique et permettront de développer des indicateurs pour évaluer leur capacité d’adaptation.
https://www-journals-uchicago-edu.inee.bib.cnrs.fr/doi/abs/10.1086/742154
Offre de stage de M2 en morphologie et biologie évolutive
Dans le cadre d’un projet financé par le laboratoire iEES Paris, nous proposons un stage de M2 au premier semestre 2027 pour étudier le lien entre topographie des écailles et les pertes hydriques cutanées le long des gradients climatiques d’aridité chez les Lacertidae. Nous recherchons un(e) étudiant(e) sérieux et autonome, motivé(e) et appréciant de développer et d’utiliser des méthodes d’analyse d’images et des outils statistiques dédiées aux analyses comparatives. Le stage est idéal pour un(e) étudiant(e) en biologie évolutive, écologie évolutive et zoologie avec des bonnes compétences en analyse morphométrique et de fortes appétence pour apprendre de nouvelles méthodes statistiques. Offre ouverte jusqu’au début octobre 2026.

Contrat de Post-doctorat en Écologie thermique et Biologie de la Conservation (2 ans)
Nous recherchons un.e candidat.e pour le projet « Écologie thermique au service de la conservation : prise en compte des microclimats dans l’analyse des risques et l’évaluation des solutions fondées sur la nature » retenu dans le cadre de l’appel post-doctoral SOUND de Sorbonne Université. L’appel à projets est ouvert aux jeunes chercheurs et chercheuses ayant soutenu leur thèse depuis moins de 3 ans au moment de la candidature. La date limite de candidature est le 25 avril 2026. Le ou la candidate sélectionné.e sera auditionné.e par le comité scientifique du programme thématique avant le 26 mai 2026 pour un démarrage de contrat avant le 31 décembre 2026 pour une durée de 2 années. Le projet impliquera des collaborations avec des associations de protection de la nature et une action de médiation scientifique avec une formation associée.
Offre de stages de terrain et de laboratoire

Nous recherchons pour l’été 2026 des étudiant(e)s pour participer à plusieurs protocoles de recherche effectués sur des populations semi-naturelles de lézards au Centre de Recherche en Ecologie Expérimentale et Prédictive. Merci de transmettre votre candidature à maylis.wangermez@utoulouse.fr et zazie.benoit-delaby@sorbonne-universite.fr et en joignant CV et lettre de motivation et en précisant si un rapport et/ou une soutenance sont à prévoir
Offre de stage de M1 – Caractérisation initiale d’une population de vipères sur la Réserve Naturelle Nationale des Coteaux de la Seine
Le Plan National d’Actions Vipères de France hexagonale 2025-2030 présente une stratégie pour la conservation des vipères incluant l’amélioration des connaissances, l’identification de menaces et la protection des populations, notamment les plus fragiles. Parmi les espèces concernées, la vipère péliade (Vipera berus) présente la distribution mondiale la plus large mais son statut en France est vulnérable à cause du fort déclin de ses habitats favorables en plaine. En Ile-de-France, sa distribution est très fragmentée autour de plusieurs noyaux isolés, généralement dans des landes forestières. L’objectif du stage sera de caractériser l’état actuel d’une population sur la Réserve Naturelle Nationale des Coteaux de la Seine. Le stage s’intéressera aussi aux facteurs permettant la persistance de cette population dans des habitats rarement associés à cette espèce dans sa distribution globale.

L’étudiant.e choisi.e sera encadré.e par N. Quilliec sur la RNN des Coteaux de la Seine et par J.-F. Le Galliard à l’Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES) sur le campus de Sorbonne Université. Le stage se déroulera sur une période de 3 mois, idéalement entre le mois d’avril à juin 2026. Il comprendra une période de finalisation des protocoles, une période de terrain de l’ordre de deux mois et une période d’analyse des données et de rédaction du mémoire. Les candidats devront (1) être en première année d’un master en écologie-biologie de la conservation ou équivalent, (2) avoir suivi des cours de statistiques et de traitement de données sous R et (3) avoir un goût pour l’écologie de la conservation et l’écologie animale. Une expérience de travail de terrain et une bonne connaissance des modèles d’étude seront un atout supplémentaire pour la candidature. Permis B requis avec véhicule personnel, le site n’est pas desservi par les transports publics.
Les candidats devront joindre un CV complet et une lettre de motivation avant le 15 janvier 2026. La sélection des candidats se fera au fil de l’eau.
Offre de stage de M2 sur la biologie des télomères
Dans le cadre du suivi longitudinal d’une population naturelle de lézard vivipare, nous souhaitons examiner les liens entre longueur des télomères et rythme de vie des individus. À ce titre, l’étudiant.e aura plusieurs objectifs :
1) À partir des extraits d’ADN, effectuer les mesures de longueur de télomères par une méthode de PCR quantitative (qPCR) ;
2) Analyse du lien entre la longueur des télomères et l’âge en population naturelle ;
3) Etude de la corrélation entre la longueur des télomères et des mesures de performances locomotrices (données déjà disponibles), à chaque âge ;
4) Étude de l’impact de la longueur des télomères à la naissance sur les patrons de sénescence des performances locomotrices.
5) Optionnellement : Participation à la campagne de terrain 2026, soit capture de lézards dans les Cévennes.

Nous recherchons un.e étudiant.e de M2, avec une formation en biologie des organismes, écologie évolutive ou écophysiologie. L’étudiant.e sera formé.e au protocole de qPCR pour l’analyse des longueurs de télomères, néanmoins une expérience de laboratoire en biologie moléculaire est requise. Une maîtrise des outils statistiques basiques (notamment modèle linéaire sous R) est par ailleurs demandée. Enfin, une appétence pour l’herpétologie sera appréciée.
Offre de stage de M1 en biologie évolutive

Notre équipe de recherche étudie les traits fonctionnels d’espèces de reptiles et leur implication dans la vulnérabilité de ces organismes aux changements climatiques. Ces travaux impliquent notamment la caractérisation de la morphologie des écailles pour déterminer l’association aux pertes hydriques cutanées et totales chez les lézards en fonction de leur écologie (aridité) et de leur histoire phylogénétique. Nous recherchons pour le premier semestre 2026 un(e) étudiant(e) en master 1 ou équivalent pour étudier la morphologie des écailles chez des espèces de lézards Lacertidae dont les pertes hydriques cutanées ont été quantifiées. L’étudiant(e) fera une analyse de la variation interspécifique et des corrélations entre les pertes hydriques cutanées et la morphologie des écailles.
Offre de thèse en écologie comportementale avec Sandrine Meylan
Caractérisation des capacités cognitives d’un reptile non-avien dans des conditions climatiques fluctuantes

Dans ce projet dirigé par Sandrine Meylan dans notre laboratoire, l’étudiant devra caractériser les capacités cognitives de populations naturelles du lézard vivipare Zootoca vivipara en testant différentes performances cognitives sur différentes classes d’individus. Nous étudierons au laboratoire en conditions contrôlées l’effet de stress thermiques et hydriques sur les performances cognitives de ce lézard, à la fois en période diurne et nocturne, permettant de mieux comprendre les effets synergiques potentiels de ces différents facteurs. Nous caractériserons également les traits comportementaux individuels comme le niveau d’activité (tâche de motricité), le niveau de prise de risque basal, ou encore l’agressivité, et l’effet d’un stress thermique sur ces traits. En effet, les traits de personnalité sont soumis à la sélection, et les individus pourraient avoir des stratégies de gestion du risque climatique différentes selon leur profil comportemental. Nous chercherons également à lier les performances cognitives individuelles aux performances individuelles en milieu naturel. En identifiant les interactions entre stress thermique, disponibilité en eau et cognition, notre étude apportera ainsi des éléments clés pour affiner les prédictions sur la capacité des espèces ectothermes à s’adapter au changement climatique.

Sandrine recherche un-une candidate créatif et extrêmement motivé-e par la perspective de rejoindre une équipe de recherche fondamentale en écologie comportementale pour son projet de thèse et avec un fort tropisme pour les recherches en éthologie sur l’animal. Le-la candidat devra (1) avoir une formation de haut niveau en écologie comportementale comprenant notamment des compétences en éthologie, biostatistique et écologie évolutive, (2) avoir si possible une expérience professionnelle dans le domaine (écologie comportementale, neurosciences ou sciences cognitives, éthologie), (3) être autonome, et (4) disposer des qualités pour encadrer étudiants et stagiaires pendant le travail de terrain et de laboratoire.
Candidatez directement auprès de Sandrine en suivant les démarches expliquées dans le site du concours de l’École doctorale 227 de Sorbonne Université.
