New post-doc opportunity in our laboratory

A postdoctoral / research assistant position at Sorbonne Université, Paris is offered to perform climate niche modelling to determine the realized spatial distribution of vipers across the Palearctic region and identify the most threatened areas according to future climate change scenarios. The research will involve correlative species distribution modelling of 12 species of vipers as well as mechanistic modelling of the fundamental niche with a biophysical model already designed for ectotherms. The project is one component of the five-years long, collaborative research program DivClim funded by Agence Nationale de la Recherche to better understand thermal niche distribution and sensitivity to climate change of Paleartic vipers. The post-doc will work in close collaboration with Jean-François Le Galliard (coordinator of the postdoctoral project), Sylvain Pincebourde at CNRS IRBI (Tours, France), Fernando Martinez-Freiria at Universidade de Santiago de Compostela (Spain) and Olivier Lourdais at CNRS CEBC (coordinator of the DivClim project). The mechanistic approach will rely on data already acquired about biophysical traits of vipers such as their thermoregulation strategies, energy allocation rules and water balance mechanisms. It will also make use of microclimate data collected since 2026 across France and Spain. More information below !

Vipera aspis
Vipera aspis photographed by Thomas Tully

Les pertes hydriques des lézards face au réchauffement climatique

Une étude menée par Nicolas Denize-Proust apporte un nouvel éclairage sur les mécanismes de perte d’eau chez deux espèces de lézards communes en France. Nos travaux montrent que les pertes hydriques ne sont pas uniformes sur le corps : elles sont plus importantes au niveau de la tête et du dos que sur la face ventrale. Les pertes observées sur la tête se révèlent également plus flexibles, notamment en fonction de la température corporelle. Ces différences ne semblent pas s’expliquer pas par la forme ou la surface des écailles.

Schéma explicatif par Nicolas Denize-Proust
Schéma explicatif par Nicolas Denize-Proust

Ces résultats, publiés dans Ecological and Evolutionary Physiology, contribuent à une meilleure compréhension de la vulnérabilité des reptiles face au changement climatique et permettront de développer des indicateurs pour évaluer leur capacité d’adaptation.

https://www-journals-uchicago-edu.inee.bib.cnrs.fr/doi/abs/10.1086/742154

Offre de stage de M2 en morphologie et biologie évolutive

Dans le cadre d’un projet financé par le laboratoire iEES Paris, nous proposons un stage de M2 au premier semestre 2027 pour étudier le lien entre topographie des écailles et les pertes hydriques cutanées le long des gradients climatiques d’aridité chez les Lacertidae. Nous recherchons un(e) étudiant(e) sérieux et autonome, motivé(e) et appréciant de développer et d’utiliser des méthodes d’analyse d’images et des outils statistiques dédiées aux analyses comparatives. Le stage est idéal pour un(e) étudiant(e) en biologie évolutive, écologie évolutive et zoologie avec des bonnes compétences en analyse morphométrique et de fortes appétence pour apprendre de nouvelles méthodes statistiques. Offre ouverte jusqu’au début octobre 2026.

Contrat de Post-doctorat en Écologie thermique et Biologie de la Conservation (2 ans)

Nous recherchons un.e candidat.e pour le projet « Écologie thermique au service de la conservation : prise en compte des microclimats dans l’analyse des risques et l’évaluation des solutions fondées sur la nature » retenu dans le cadre de l’appel post-doctoral SOUND de Sorbonne Université. L’appel à projets est ouvert aux jeunes chercheurs et chercheuses ayant soutenu leur thèse depuis moins de 3 ans au moment de la candidature. La date limite de candidature est le 25 avril 2026. Le ou la candidate sélectionné.e sera auditionné.e par le comité scientifique du programme thématique avant le 26 mai 2026 pour un démarrage de contrat avant le 31 décembre 2026 pour une durée de 2 années. Le projet impliquera des collaborations avec des associations de protection de la nature et une action de médiation scientifique avec une formation associée.

Offre de stages de terrain et de laboratoire



Nous recherchons pour l’été 2026 des étudiant(e)s pour participer à plusieurs protocoles de recherche effectués sur des populations semi-naturelles de lézards au Centre de Recherche en Ecologie Expérimentale et Prédictive. Merci de transmettre votre candidature à maylis.wangermez@utoulouse.fr et zazie.benoit-delaby@sorbonne-universite.fr et en joignant CV et lettre de motivation et en précisant si un rapport et/ou une soutenance sont à prévoir

Offre de stage de M1 – Caractérisation initiale d’une population de vipères sur la Réserve Naturelle Nationale des Coteaux de la Seine


Le Plan National d’Actions Vipères de France hexagonale 2025-2030 présente une stratégie pour la conservation des vipères incluant l’amélioration des connaissances, l’identification de menaces et la protection des populations, notamment les plus fragiles. Parmi les espèces concernées, la vipère péliade (Vipera berus) présente la distribution mondiale la plus large mais son statut en France est vulnérable à cause du fort déclin de ses habitats favorables en plaine. En Ile-de-France, sa distribution est très fragmentée autour de plusieurs noyaux isolés, généralement dans des landes forestières. L’objectif du stage sera de caractériser l’état actuel d’une population sur la Réserve Naturelle Nationale des Coteaux de la Seine. Le stage s’intéressera aussi aux facteurs permettant la persistance de cette population dans des habitats rarement associés à cette espèce dans sa distribution globale.


L’étudiant.e choisi.e sera encadré.e par N. Quilliec sur la RNN des Coteaux de la Seine et par J.-F. Le Galliard à l’Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES) sur le campus de Sorbonne Université. Le stage se déroulera sur une période de 3 mois, idéalement entre le mois d’avril à juin 2026. Il comprendra une période de finalisation des protocoles, une période de terrain de l’ordre de deux mois et une période d’analyse des données et de rédaction du mémoire. Les candidats devront (1) être en première année d’un master en écologie-biologie de la conservation ou équivalent, (2) avoir suivi des cours de statistiques et de traitement de données sous R et (3) avoir un goût pour l’écologie de la conservation et l’écologie animale. Une expérience de travail de terrain et une bonne connaissance des modèles d’étude seront un atout supplémentaire pour la candidature. Permis B requis avec véhicule personnel, le site n’est pas desservi par les transports publics.


Les candidats devront joindre un CV complet et une lettre de motivation avant le 15 janvier 2026. La sélection des candidats se fera au fil de l’eau.

Offre de stage de M1 en écologie des populations

Notre équipe de recherche étudie les traits fonctionnels d’espèces de reptiles et leur implication dans la vulnérabilité de ces organismes aux changements climatiques. Ces travaux impliquent notamment l’étude de la croissance des jeunes individus en fonction des caractéristiques de leur environnement. Nous recherchons pour le premier semestre 2026 un(e) étudiant(e) en master 1 ou équivalent pour étudier les différences de taille observées entre plusieurs populations de lézards entre 2015 et 2025. L’étudiant.e sera chargé.e d’analyser la variation phénotypique existante entre individus et populations, ainsi que les facteurs environnementaux à l’origine de cette variance.

Are the kids alright ?

Comment vont les enfants ? Une étude des effets de la déshydratation maternelle et des conditions thermiques sur les lézards nouveaux-nés

Les lézards ont été maintenus dans des enceintes climatiques au centre du CNRS de Chizé sous la responsabilité d’Olivier Lourdais

Dans une étude récemment publiée dans le journal Integrative & Comparative Biology sous la coordination de George A Brusch avec Olivier Lourdais du CEBC CNRS, nous nous intéressons aux conséquences des conditions climatiques plus chaudes et plus sèches sur la descendance d’un lézard vivipare. Chez cette espèce, les mères accélèrent leur gestation avec le réchauffement climatique. Mais elles ont des difficultés pour maintenir leur balance énergétique pendant la gestation dans des conditions nocturnes plus chaudes. Et elles sont stressées par des conditions plus sèches.

Nous nous posons la question des effets des changements climatiques sur leur descendance. Et bien, cette étude montre que le réchauffement diurne donne un avantage aux jeunes en leur permettant de démarrer leur vie plus tôt dans la saison. Le réchauffement nocturne compromet la croissance des bébés et, combiné avec le réchauffement diurne, leur survie. Les jeunes présentent aussi des syndromes de déshydratation quand leur mère est exposée à la sécheresse, mais sans impact sur leur croissance ou leur survie post-natale. Cette étude au laboratoire confirme un impact globalement négatif d’un réchauffement climatique trop marqué à la fois pour les parents et leurs enfants, comme suggéré par nos travaux sur le terrain.

Lien vers l’étude complète : https://doi.org/10.1093/icb/icaf082